jeudi 2 février 2012

deux opérateurs sur trois aux mains d'Alger

Décidé à préempter Djezzy, l'État algérien est parvenu à un accord avec le russe Vimpelcom pour acquérir 51 % de son capital. Déjà actionnaire d'Algérie Télécom, il contrôle désormais 78 % du marché.

Faut-il y voir une victoire du nationalisme économique voulu par le Premier ministre Ahmed Ouyahia ? Le 9 janvier, le ministère algérien des Finances a annoncé la conclusion d'un accord avec le russe Vimpelcom prévoyant l'acquisition par l'État d'une participation de 51 % dans l'opérateur Djezzy, « sous réserve d'un prix acceptable ». Selon les estimations des observateurs, Alger, déjà propriétaire d'Algérie Télécom, pourrait débourser entre 2 milliards et 3 milliards de dollars (entre 1,6 milliard et 2,3 milliards d'euros) pour conclure l'opération via un fonds d'investissement - peut-être le Fonds national d'investissement, créé en 2008.

Le nouveau propriétaire de Djezzy a donc finalement cédé face à la détermination d'Alger à faire jouer son droit de préemption depuis la vente sans autorisation de l'opérateur par l'égyptien Orascom. En contrepartie, Vimpelcom aurait obtenu la garantie de conserver la gestion opérationnelle et de continuer à consolider les activités de l'entreprise dans son bilan. Une requête peu étonnante, au vu des résultats financiers affichés par le leader du marché algérien : un chiffre d'affaires d'environ 1,3 milliard d'euros en 2011, pour une marge Ebitda (indicateur proche de la marge brute d'exploitation) de 59 %, ce qui est tout bonnement exceptionnel.

De son côté, l'État, avec Algérie Télécom (11 millions d'abonnés en 2011) et Djezzy (17 millions) dans son escarcelle, contrôle 78 % du marché de la téléphonie. L'outsider Wataniya (8 millions d'abonnés) doit se sentir esseulé. « Même si on peut ne pas adhérer à cette stratégie, cela ne devrait rien changer en matière de gouvernance. D'ailleurs, des pays comme la Chine ont prouvé que la présence de l'État au capital de plusieurs opérateurs en même temps ne constitue pas obligatoirement un obstacle à leur compétitivité », relève Abderrafiq Khenifsa, directeur de l'hebdomadaire algérien IT Mag, spécialisé dans les technologies de l'information et de la communication.

Bientôt la 3G

Pour Karim Abdelmoula, patron de la société de conseil OnMarket, les pouvoirs publics devront néanmoins faire la preuve de leur neutralité dans la régulation du secteur : « Ils pourraient être tentés d'arbitrer en faveur de leurs propres intérêts », craint-il. Une hypothèse que n'exclut pas non plus Guillaume Touchard, du cabinet de conseil Sofrecom (France Télécom). En outre, si l'investissement apparaît judicieux à moyen terme, le consultant français estime qu'entrer dans le capital de l'opérateur au moment où il va devoir financer, s'il obtient une licence comme c'est désormais probable, le déploiement d'un réseau 3G (haut débit mobile) peut peser sur la profitabilité à court terme de l'entreprise.

De fait, tout porte à croire que c'est bien le conflit entre Djezzy et Alger qui a ralenti ces derniers mois l'arrivée de la 3G. Elle est maintenant attendue pour le premier semestre. Une évolution décisive pour relancer un marché des télécoms peu dynamique. Mais, pour l'heure, le véritable gagnant est sans conteste l'Égyptien Naguib Sawiris. Actionnaire à 20 % de Vimpelcom, l'ancien propriétaire de Djezzy, voué aux gémonies par le gouvernement d'Ahmed Ouyahia, se sera finalement tiré à très bon compte du guêpier algérien.

L’évaluation de Djezzy sera achevée "dans quelques jours"

L’évaluation de Djezzy, confiée au cabinet d’affaires international Shearman and Sterling LLP-France, devrait s’achever dans les prochains jours, a indiqué jeudi le ministre des Finances, M. Karim Djoudi.

"Dans quelque jours, nous aurons l’évaluation de la valeur d’OTA par notre cabinet et par la banque d’affaires de Djezzy. Des négociations seront engagées par la suite en vue de conclure un accord sur le montant de la transaction avant de poursuivre les modalités de la session de Djezzy. Nous passerons par la suite à ce qu’on appelle le pacte d’actionnariat et le contrat de cession", a déclaré M. Djoudi à la presse en marge de la clôture de la session d’automne du Conseil de la Nation.

La data room de l’opérateur de téléphonie mobile OTA, connu sous le nom commercial Djezzy, a été ouverte à la faveur de la signature, fin décembre, d’un protocole d’accord de confidentialité avec le russe Vimpelcom, propriétaire majoritaire d’OTA.

L’ouverture de la data room a permis ainsi d’accéder donc aux informations de Djezzy afin de faire son évaluation financière.

Le ministre des Finances a réaffirmé l’intention de l’Etat algérien de devenir actionnaire majoritaire de cet opérateur de téléphonie mobile. "Nous souhaitons prendre la majorité de Djezzy", a-t-il affirmé.

Cette reprise, a-t-il poursuivi, sera effectuée conformément aux dispositions de la loi de finances complémentaire de 2009 relatives au droit de préemption.

"A l’origine de la transaction, nous avons fait prévaloir le droit de préemption. Aujourd’hui, nous sommes dans une opération de rachat. Sur le plan pratique, il faut que l’opération puisse s’opérer dans les meilleures conditions", a-t-il encore expliqué.

Vimpelcom avait racheté en mars dernier le groupe italien Wind Telecom qui détenait 51% d’OTH, propriétaire de 97% du capital d’OTA.

Le groupe russe accepté de céder la majorité du capital de Djezzy sous réserve d’un prix "acceptable". ’OTH’’ avait proposé auparavant 7,8 milliards de dollars pour se délester de sa filiale algérienne, une proposition que l’Algérie avait alors décliné.

Source : Algérie Presse Service (APS) au 02/02/2012

Quand l’Algérie casse ses entreprises en donnant des marchés aux Égyptiens !

Vous n’avez pas tort quand vous dites que ce qui nous arrive n’est pas uniquement la faute du FMI. On se détruit nous-mêmes. Je vais continuer dans le même sillage que vous pour citer un autre exemple de gaspillage d’argent plus grave que celui des importations drastiques.

N’est-ce pas un crime de donner du travail à des entreprises égyptiennes et syriennes pendant que nos entreprises chôment et nos enfants s’immolent par le feu ? Les entreprises égyptiennes ont largement profité des programmes de relance en Algérie et les entreprises algériennes sont restées à l'écart. L'Égypte figure parmi les plus gros investisseurs en Algérie. Elle est présente dans tous les secteurs : énergie, télécoms, le dessalement de l'eau de mer, la sidérurgie et l'industrie du ciment. Le groupe Orascom est l’un des plus grands investisseurs en Algérie, il a joué le rôle de lévrier. D'autres sociétés égyptiennes ont suivi, participant ainsi à la quête nationale d'une diversification des partenaires. Je cite à titre d’exemple : Petrojet Egypt, Power Ring, MHDA, Thyssen Krupp, Eez Steel et la liste des entreprises égyptiennes cachées opérant en Algérie est longue. Les entreprises égyptiennes ont bénéficié gratuitement de 45 milliards de dollars depuis leur existence en Algérie (11 années d’existence en Algérie) sans aucun bénéfice pour notre pays. Les entreprises égyptiennes ont fait le travail des entreprises algériennes. Tous les projets réalisés par les entreprises égyptiennes sont à la portée des entreprises algériennes qui sont restées à l’écart. L’Egypte a participé dans la réalisation des projets uniquement avec la main d’œuvre (ramenée d'Égypte), elle n’a rien apporté à notre pays que ce soit en terme d’ingénierie, ni en terme de transfert technologique. C’est du gâchis pour notre cher pays. L’Algérie a ouvert largement son marché aux sociétés égyptiennes, sans contrepartie. De gros marchés se comptant en centaines de millions de dollars ont été attribués à des sociétés égyptiennes, alors que des entreprises algériennes, si elles sont soutenues, peuvent effectuer le même travail. Sonatrach compte des filiales comme GCB, Enac, GTP qui ne demandent qu’à être développées, ainsi de même pour Sonelgaz qui compte des filiales comme Inerga, Etterkib, Kanagaz, Kahrif sans oublier, bien sûr, le groupe Cosider et les entreprises de génie civil et ouvrages d’art que compte notre pays et à celles-ci s’ajoutent les entreprises privées à l’instar de Haddad. Par ailleurs, quitte à le rappeler, l’ingénierie locale a été «cassée» au profit de sociétés étrangères. Des milliards de dollars transférés sous forme de dividendes par les groupes de ce pays (Egypte) installés en Algérie. L’Egypte est un pays sous-développé qui ne peut rien apporter à notre pays ni en terme de technologie ni en terme de savoir-faire. L’Algérie est plus forte que l’Egypte dans tous les domaines (histoire, civilisation, technologie, développement), on nous surnomme les Japonais de l’Afrique. L’Algérie donne de l’argent à l’Egypte gratuitement au détriment de son pays et de ses enfants sous le prétexte de pays frère et arabe. Tout ce que j’ai dit pour l'Egypte est valable pour la Syrie.


Source : Quotidien Le Soir d'Algérie au 02/02/2012

Scandale chez Orascom Télécom Algérie : La base de données des abonnés piratée !

Les bases de données hébergent les informations qui ont le plus de valeur pour une entreprise. Malgré cela, elles sont bien souvent mal protégées.


C’est le cas de la banque de données des numéros des abonnés de l’opérateur de téléphonie mobile OTA (Orascom Télécom Algérie), exploitant la marque commerciale Djezzy. En effet, Depuis quelques semaines (début janvier, plus précisément) on peut consulter, le plus normalement du monde, la base de données de tous les abonnés Djezzy sur le site : www.annuairedjezzy.sql01.com. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, aucun communiqué de presse n’a été publié par OTA pour expliquer cet acte de cybercriminalité. Pourtant, « l’affaire » est trop grave pour être « mise en sourdine ». Comment cette base de données a pu se retrouver publiquement sur site ? Deux options sont plausibles : Soit le système informatique d’OTA a été piraté - à distance- par un hacker, soit, la base de données a été purement et simplement dérobée par un(e) employé(e) d’OTA ayant accès à ce genre de fichier « ultra confidentiel ».

Pour rappel, certaines personnes travaillant au sein des opérateurs de téléphonie mobile peuvent avoir accès à une partie de la base de données des abonnés, c’est le cas des employés des Call center, toutefois, il serait très difficile de dérober la liste des millions d’abonnés vu les nombreux niveaux de sécurisation. « Les opérateurs de téléphonie mobile et les banques sont réputés pour avoir les meilleurs protections en matière de sécurité de bases de données, car, les solutions de sécurisation des bases de données sont des produits multi niveaux parfaitement en mesure de protéger l'ensemble des bases de données et de leur contenu. Elles permettent ainsi de contrer les menaces et d'éliminer les vulnérabilités. Mieux, aucune personne ne peut dérober ce genre de fichier, même si elle travaille dans la boite », explique un spécialiste en sécurité informatique. Cela signifie-t-il que Djezzy protège mal ses données sensibles ? Possible, en tous cas, dans le cas d’OTA, « seule, une personne ayant travaillé dans le groupe aurait pu voler un document si important », ajoute-t-il.

Bien qu'on ne connaisse pas le nom de la personne qui a mis en ligne la base de données d’OTA, l’adresse IP du serveur nous indique qu’il s’agit d’une personne résidente en Algérie et ayant souscrit une connexion Internet Fawri chez Algérie Télécom (AT). Outre, les noms des abonnés, l’annuaire piraté comporte tous leurs renseignements tels que l’adresse personnelle et/ou professionnelle, la profession et la date de naissance. En somme, il s’agit d’une grave atteinte à la confidentialité des abonnés ! « Un opérateur de téléphonie mobile, se doit de protéger l’identité de ses abonnés. D’ailleurs, cette mesure figure dans le cahier des charges pour tout candidat à l’achat et à l’exploitation d’une licence de téléphonie fixe ou mobile », et d’ajouter : « L’autorité de régulation de la Poste et des Télécommunication (l’ARPT) doit demander, tout au moins, des explications à OTA pour ce grave manquement au cahier des charges », explique notre interlocuteur. « L’ARPT, poursuit-t-il, peut même prendre des sanctions à l’encontre d’OTA ». Le groupe OTA a-t-il, ou va-t-il, porter plainte contre X pour cybercriminalité ? En tous cas, pour le moment, l’ARPT, semble avoir pris la position de « wait and see »- si tant est qu’elle en soit au courant- en attendant de mettre au clair cette « affaire » unique dans les annales de la téléphonie mobile en Algérie depuis l’ouverture du secteur à l’investissement privé. « Si un tel scandale avait concerné un opérateur sous d’autres cieux, l’autorité de régulation du pays concerné aurait pu aller jusqu’à retirer la licence d’exploitation de la téléphonie mobile. Dans le cas d’OTA, il est impensable que l’ARPT ne réagisse pas ! », s’exclame-t-il.

Nous avons, nous-mêmes, tenté l’expérience, le mois dernier, et nous avons été surpris des résultats. En fait, il s’agit d’un annuaire inversé. Il suffit de mentionner un numéro de téléphone de l’opérateur OTA et les informations du propriétaire apparaissent sur l’écran. D’ailleurs, de nombreux forums en parlent. En effet, certains internautes ont trouvé un malin plaisir à tester des numéros au hasard avec un préfixe qui concerne des puces « VIP » appartenant à des personnalités « très connues ». Il convient de souligner que, depuis deux jours, le site n’est plus accessible au public pour des raisons inconnues. Au moment où le nouveau propriétaire d’OTH, Vimpelcom, négocie la vente d’OTA à l’Etat algérien, cette « affaire » risque de laisser des plumes…Affaire à suivre.

Source : Quotidien Transaction d'Algérie au 02/02/2012

mercredi 1 février 2012

La 4G nippone explose les records de vitesse

En France, la 4G est encore un rêve inaccessible. Aux Etats-Unis et au Japon, ces nouveaux réseaux mobiles hyperrapides ont pris un peu plus de corps. Il y a quelques mois, l'américain Verizon annonçait des débits de près de 100 Mbit/s obtenus lors de ses tests. Les débits réels offerts aux utilisateurs seront forcément un peu plus lents.

Au Japon, eAccess sera le second opérateur, après NTT DoCoMo, a ouvrir au mois de mars 2012 son réseau LTE (4G). Il a récemment terminé sa période de tests et annonce fièrement un débit maximal de 300 Mbit/s. Une fois encore, les débits réels seront moindres. Le téléchargement descendant devrait être de 75 Mbit/s et de 25 Mbit/s pour le téléchargement montant.

Si ces débits demeurent élevés, reste la question de savoir si en France de telles vitesses de téléchargement pourront être atteintes, le spectre de bande de fréquences disponible jouant un rôle important dans l'obtention de tels résultats.

Source : 01net. au 01/02/2012

Lancement de la 3e génération de la téléphonie mobile : “Les nouveaux délais seront respectés”, affirme le ministre de la Poste et des TIC

Le ministre tient à signaler que le dernier ajournement du processus ne s’est pas fait, contrairement à ce qui a été avancé, sur la demande de Mobilis.

Répondant récemment, pour la énième fois, aux questions des journalistes sur le lancement de la troisième génération de la téléphonie mobile, le ministre de la Poste et des Technologies de la communication et de l’information, M. Moussa Benhamadi, a affirmé que les nouveaux délais fixés seront respectés. Son département s’est accordé jusqu’à la fin du premier semestre de l’année en cours pour lancer cette technologie, et ce probablement avant le 5 juillet prochain. Le processus de déploiement de la 3G, lancé en septembre 2011, a été différé pour des raisons liées à la préparation des trois opérateurs. «Ce n'est pas une question de moyens, d'autant plus que ce sont les opérateurs qui investissent. Ni une question d'infrastructures de télécommunications, puisque nous avons l'un des meilleurs réseaux de fibre optique comparé à des pays équivalents. Nous avons aussi trois opérateurs très actifs, qui ont démontré leurs compétences», affirme le ministre. Loin d’être encore une faiblesse de la demande sur la 3G, le premier responsable du département des TIC reconnaît qu’une forte demande s’exprime sur le marché du haut débit, que l'offre actuelle d'Algérie Télécom ne satisfait pas totalement. Après que le gouvernement eut approuvé l’adoption de la technologie, le processus d’octroi des licences d’exploitation, reporté à plusieurs reprises ces dernières années, a été ajourné, rappelons-le, la dernière fois sur la demande des opérateurs ayant procédé au retrait de l’appel à la concurrence. A l’issue de la première étape du lancement de l’appel à la concurrence marquant le premier pas vers la concrétisation du processus de la 3G, les opérateurs ayant procédé au retrait de cet appel ont, en effet, émis le souhait de disposer davantage de temps afin de mieux préparer leurs dossiers de candidature. Et pour la précision, le ministre tient à signaler que le dernier ajournement du processus ne s’est pas fait, contrairement à ce qui a été avancé, sur la demande de Mobilis. «L'encadrement et le conseil d'administration ont tout fait pour que Mobilis soit au rendez-vous. L'opérateur est capable de lancer dès demain un service 3G. Bien sûr pas à l'échelle nationale, dans un premier temps, mais au moins dans certaines wilayas comme Alger, Oran, Constantine. Nous ne voulons pas que l'opérateur bénéficie d'un régime de faveur qui est forcément démobilisateur», soutient le ministre, non sans affirmer que l’opérateur public de la téléphonie mobile, ayant clôturé l’exercice 2011 sur un résultat positif, dispose des moyens financiers nécessaires pour investir le marché de la 3G sans recourir au crédit bancaire.

Enfin, s’agissant de la liberté d’agir de Mobilis en sa qualité d’entreprise publique, il fera savoir que le management de l’opérateur «n'a pas la liberté qu'il faut, mais depuis le dernier amendement du code des marchés publics, les entreprises publiques ont plus de liberté d'action. Et ça ne tient qu'à leurs dirigeants d'adopter le règlement intérieur qu'il faut pour la passation de marché».

Source : Quotidien El Moudjahid du 01/02/2012

mardi 31 janvier 2012

Comment la page ESA est devenue le premier journal participatif algérien

« URGENT : La route qui relie les Dunes à Chéraga est coupée à la circulation par des manifestants ». Au présent et en « direct », signé, ce mardi 31 janvier à 10h, « Les Envoyés Spéciaux Algériens » (ESA), la page Facebook qui fonctionne comme une agence de presse, avec des correspondants dans plusieurs régions du pays. ESA défraye la chronique, compte 87.000 fans et désormais une notoriété internationale. Ses créateurs, Younès Sabeur Chérif et Mohamed Amine Hamoudi se définissent comme des « journalistes citoyens qui essayent de faire bouger les choses ». Rencontre.


Les débuts d'ESA remontent à juillet 2010. « On a été la première page de journalisme citoyen dans le monde arabe. L'idée de départ était de faire connaître l'Algérie profonde avec des vidéos amateurs ». Après hésitation entre « observateurs algériens » et « envoyé spécial », le choix s’est porté sur ce « me semblait le plus adéquat, où chacun devient bénévolement, l'envoyé spécial de sa région », nous raconte Younès Sabeur Chérif.

A 23 ans, il est étudiant en sciences politiques et relations internationales. « ESA m'a d'ailleurs beaucoup aidé dans l'orientation de mes études...mais à la fac je me fais un peu discret », dit-il encore.

Avant la page ESA, il a essuyé un « échec », en lançant en 2009 « une campagne de boycotte des élections sur le Facebook ». Avec 600 adhérents, « Je boycotte Bouteflika donc je suis » n’avait pas marché. Il faut dire qu’à l’époque, Facebook faisait ses débuts chez les Internautes algériens.

L’engagement politique il le tient, dit-il de son père qui « était actif dans un parti ». Son grand-père était moudjahid. « Je me rappelle qu'à l'âge de 10 ans j'achetais déjà El Khabar, ça me passionnait ». « Au lycée, sur mon skyblog, j'écrivais des articles (même si personne ne les lisait) sur par exemple "comment j'imaginais le président idéal pour l'Algérie", un président jeune et actif...je m'interrogeais sur nos politiques tous en âge très avancé ».


Le syndicaliste Yacine Zaid, un déclencheur



Les vidéos postées par le syndicaliste Yacine Zaid sur Youtube ont incité Younès et Amine à se lancer sur Facebook. « J'ai proposé qu'on fasse une page Facebook qui rassemble toutes les vidéos, pour encourager d'autres algériens à en faire autant », affirme Younès.

Avec le partage de ces vidéos, traitant l'actualité de proximité, la page ESA est passée « de quelques centaines de membres à plus de 5.000 membres ». Puis « en janvier 2011, avec les événements qui ont éclaté dans les rues d’Alger et d’autres wilayas du pays, l'idée a pris forme ».
Sous la coordination de Younès et Amine, « chaque adhérent à la page devenait un reporter » d’ESA. En moins de 3 jours, la page comptait « 10.000 fans supplémentaires ».

A ce jour, et souhaitons que ça dure, les promoteurs de la page ESA n’ont pas été inquiétés par les autorités. « Ils doivent discrètement suivre nos activités. Nous essayons de renforcer notre notoriété pour nous protéger à l'avenir », affirme Younès, sans exprimer une crainte latente.
Muni d’une caméra amateur, les créateurs d’ESA ont couvert la marche de la CNCD du 12 février 2011. « On envoyait des rapports tous les quart d'heure, le soir on a monté les images filmées et on a posté sur la page ». « C’est là que j'ai remarqué qu'il faillait réfléchir comme un média. Il faut être présent sur des événements pour que la consultation de la page puisse connaître plus de notoriété. Cette couverture nous a valu près de 10.000 autres membres en une journée ». « Mais notre passage France-Inter a boosté la page, et la presse s'est à nouveau intéressée à nous », se rappelle Younès.

L’équipe qui gère ESA a été constituée « un peu au hasard », autour des administrateurs permanents comme Imène Mekoura, Smail Ihouda, Hamza Touati, Riad Zitouni, Hamoudi Mohamed Amine et d’autres.


NessNews.com pour professionnaliser l’info participative


Younès Sabeur Chérif fait appel à Abderrahmane Semmar (ancien journaliste d'El Watan, puis rédacteur en chef de la revue Dziri, qui dirige Actusanté.info et ouledsidi.com), qu’il a connu fin 2010, « pour mettre sur pieds le projet NessNews.com ».
Il s’agit d’un site Web « où n'importe quel citoyen peut accéder pour poster une information concernant la région et la commune où il réside. A lui de trouver le titre et les photos pour illustrer ». Et par mesure de sécurité, l’information n’est pas mise en ligne « avant d'être validée » par les administrateurs .

Pour l’instant, le site sera financé par les « propres moyens » de ses promoteurs. Et si l'ouverture médiatique se concrétise réellement, NessNews sera édité « en version papier », et pourquoi pas « créer une radio ».

Younès ne cache pas son ambition de « faire de la politique ». « Il y a un parti, avec de nouvelle idées, qui est sur le point de voir le jour, j'aimerai y adhérer et travailler pour développer et proposer des solutions ».

page facebook : http://fr-fr.facebook.com/e.s.algeriens

Source : Maghreb Émergent au 31/01/2012

Abonnés de Djezzy : Vos données ont été piratées

Censées être confidentielles et privées, les données des millions d’abonnés de Djezzy se sont retrouvées, suite à un acte de cybercriminalité sur internet, sous forme d’annuaire inversé : avec un numéro de téléphone, ce sont tous les renseignements du client qui s’affichent. L’opérateur n’a pas, jusqu’ici, saisi les autorités ni déposé plainte contre X.

Un fait d’une extrême gravité s’est produit depuis le début du mois de janvier dans le réseau de l’opérateur de téléphonie mobile Orascom Télécom. Il s’agit en fait, d’un piratage du serveur portant l’annuaire de l’ensemble des clients, titulaires d’une ligne téléphonique «Djezzy».

Cet annuaire comporte l’ensemble des renseignements de l’abonné transcrit sur le contrat liant ce dernier à l’opérateur Orascom Télécom. Ce fait qui relève de la violation de l’identité des abonnés, censée être confidentielle, va certainement faire trop de bruit dans les jours à venir. Trouver par un simple clic sur un micro-ordinateur relié à Internet toutes les informations personnelles de l’abonné, soit sa filiation , son adresse, sa date de naissance, sa profession, le numéro de sa pièce d’identité, le lieu et la date de sa délivrance, n’est pas fait pour arranger les affaires des clients d’Orascom Télécom. Contactés, plusieurs ingénieurs en télécommunication avec qui nous avons fait plusieurs démonstrations, disent que «le serveur d’Orascom Télécom ne devait pas être suffisamment sécurisé». En vérité, c’est la base de donnée contenue dans le serveur, qui a tout simplement été piratée par des inconnus qui l’ont mis en ligne à travers un site offrant la possibilité de créer à son tour d’autres sites, rendant impossible l’identification de son propriétaire. Cette information a fait le tour de la blogosphère algérienne, à tel point que certains blogueurs pensaient qu’ils s’agissait d’un site officiel balancé par l’opérateur Orascom Télécom à la disposition des clients Djezzy. Ce site, dont l’adresse : annuairedjezzy.sql01.com est depuis deux jours inaccessible, probablement attaqué à son tour. Nos investigations nous ont permis de retracer l’implantation de la machine qui sert de serveur pirate pour balancer l’ensemble des informations des abonnés au moyen d’un annuaire inversé. Ce qui est aberrant dans ce qui s’apparente à un véritable scandale, c’est que ce serveur pirate est relié à une connexion Internet d’un provider local.

Dans cette atteinte à la confidentialité des donnés personnelles des informations des abonnés de Djezzy, plusieurs questions se posent et ne trouvent pas de réponse dans l’immédiat. Il s’agit de connaître les raisons qui ont fait que l’opérateur Orascom Télécom n’a, à ce jour, ni mis en garde ses abonnés, ni saisi les autorités compétentes pour démasquer les auteurs de cet acte criminel, ni déposer une plainte contre X, car il existe des lois qui sanctionnent la cybercriminalité, notamment les articles 394, 394 bis 1 jusqu’au 394 bis 7 du code pénal qui prévoit des peines d’emprisonnement contre les auteurs et de fortes amendes.

Un cadre d’Orascom

«Ce sont les retombées du match de football Egypte-Algérie»

Un cadre d’Orascom Télécom que nous avons contacté et qui a requis l’anonymat, a, au début, démenti en bloc l’information du piratage du serveur de Djezzy, pour revenir ensuite sur ses déclarations et dire que c’est «de l’histoire ancienne qui date du mois de décembre dernier». Après une démonstration faite par nous en présence de son adjoint, notre interlocuteur reconnaît qu’il s’agit d’un acte extrêmement grave qui mérite une réaction urgente. «C’est vraiment très grave, je vais saisir ma direction pour un dépôt de plainte contre les auteurs de cet acte criminel.» Interrogé pour savoir s’il a des soupçons sur les auteurs, notre interlocuteur a axé beaucoup plus son intervention sur les actes de vandalisme qui ont précédé la rencontre de football pour les éliminatoires de la Coupe du monde et qui a mis aux prises notre équipe nationale avec la sélection égyptienne le 18 novembre 2009 à Omdurman au Soudan. «C’est probablement, les conséquences du saccage et du vol commis par des jeunes émeutiers à la suite des retombées de la double confrontation entre l’équipe de football égyptienne et la nôtre», dit-il. Une argumentation qui ne semble pas tenir la route, puisque le serveur est censé être un véritable «Bunker», dont l’accès est ultra sécurisé. Voulant en savoir davantage, notre interlocuteur préfère s’arrêter net en nous disant : «Prochainement, nous allons tenir une conférence de presse et donner toutes les informations qui vous semblent nécessaires pour éclairer l’opinion publique.» Reste à connaître les mesures que va prendre cet opérateur pour réparer le préjudice causé à ses abonnés.

Les forums en parlent

En faisant un tour d’horizon à travers la Toile, nous avons remarqué que beaucoup de forums parlent de ce pseudo-annuaire inversé. A titre d’exemple, certains liens de forums dont nous détenons les éléments matériels en parlent, notamment :

http://www.forumdz.com/archive/index.php/t-35115.html
http://www.djelfa.info/vb/archive/index.php/t-832812.html
http://djazairi.exprimetoi.net/t206-annuaire-djezzy-online-djezzia


Certains internautes pensent qu’il s’agit d’un annuaire officiel de Djezzy, d’autres expriment leur étonnement au sujet de leurs informations personnelles qui se retrouvent tout bonnement mises en ligne dans ce vrai faux annuaire sans leur aval, d’autres encore remercient les initiateurs du site parce que ce dernier «les a vraiment servis». A quoi ?

Source : Quotidien Info Soir au 31/01/2012

Djezzy : Sonatrach se murmure pour une acquisition qui fait monter le titre Vimpelcom

L’acquisition de Djezzy par l’Etat algérien devrait connaitre son dénouement avant avril selon le ministre des finances Karim Djoudi. La data room de OTA/Djezzy est ouverte et l’évaluation financière ne devrait plus tarder. Les obstacles sur le chemin de cette transaction sont pourtant encore très nombreux. Mais ne dérangent pas Vimpelcom dont l’action est en hausse avec la perspective de l’arrivée dans sa trésorerie de 3 ou 4 milliards de dollars de cash en 2012.


C’est peut être plus une omission, qu’une déclaration, qui révèle toute la difficulté qui attend une possible transaction entre l’Etat algérien et les propriétaires Russo-norvégo-égyptien de OTA sur la première opération de téléphonie mobile en Algérie. Elle est relevée par l’expert financier algérien Farid Bourennani : « le communiqué publié sur le site du ministère des finances algérien au sujet de l’accord sur Djezzy, ne reprend pas un paragraphe important publié sur le site de Vimpelcom ». Il s’agit d’une sorte de véto que détient l’assemblée générale des actionnaires du groupe égyptien d’Orascom Telecom Holding SAE sur les termes d’un accordfutur entre Vimpelcom et le ministère des finances algériens pour l’acquisition par l’Etat algérien de 51% du capital de OTA/Djezzy. Maintenant que l’Etat algérien ne parle plus de droit de préemption dans cette transaction, qu’il accepte de négocier à l’amiable une offre d’achat d’une partie du capital de OTA, avecVimpelcom son nouvel actionnaire majoritaire ; OTH, le groupe de Naguib Sawiris actionnaire dans Vimpelcom, réapparait dans le jeu comme arbitre. Et peut tout faire capoter si la rémunération proposée par l’Etat algérien, pour les actions qu’il veut acquérir, ne le satisfait pas. Un détail que le ministre Karim Djoudi a semblet’il tout intérêt à cacher à sa double tutelle du premier ministère et de la présidence de la république.« Seuls éléments tangibles jusqu’à présent, résultat des différentes annonces, les cours boursiers de Vimpelcom (cotée au NASDAQ) et OTH SAE (cotée en Egypte et à Londres) ont connu une forte progression, ce qui démontre qu’il s’agirait là d’une excellente et inespérée transaction pour les actuels actionnaires étrangers de OTA/Djezzy » note finalement Farid Bourennani, lorsqu’il commente les dernières évolutions du dossier. Les investisseurs de la place de Londres auraient donc avantageusement anticipé la sortie d’Algérie d’environ 3 ou 4 milliards de dollars en fonction des hypothèses de valorisation de OTA pour 51% de son capital. Une « énorme » décision impactant la balance de paiement, proposée par le gouvernement algérien dans le calendrier du premier trimestre de 2012 un peu comme un simple virement postal.

Sonatrach pourrait entrer dans Djezzy dix ans après.

La liste des entraves qui peuvent encore faire échouer ou retarder l’accomplissement du protocole d’accord entre le ministère des finances et Vimpelcom demeure longue à fin janvier 2012. Elle comporte outre l’accord sur le prix, le nouveau pacte des actionnaires, les modalités de paiement, l’aval de OTH SAE, une incertitude sur le véhicule algérien de l’acquisition. Karim Djoudi a annoncé la semaine dernière qu’il s’agirait d’une entreprise publique sans citer laquelle. Algérie Télécom est de fait hors jeu aux yeux de Farid Bourennani : « L’Etat est déjà propriétaire d’un groupe public des télécom avec à l’exception du mobile, des positions de monopole ou quasi monopole dans la téléphonie fixe, l’internet pour le grand public, les raccordements VSAT. L’opérateur public est depuis sa création orphelin de partenaire technique international et ne joue pas son rôle fondamental de locomotive pour le développement des services de télécommunication du pays au même rythme que les autres pays du monde. Les performances de gestion sont très opaques, en dehors du nombre d’abonnés et du nombre de salariés (plus de 30 000), pas de rapport annuel publié, nous ne connaissons pas ses états financiers, ni en terme de comptes d’exploitations, ni en terme bilanciel (actif/passif), ni en terme de plan de développement stratégique » Sonatrach est le plus souvent cité à Alger pour être le bras légal de l’Etat dans la prise des 51% du capital de Djezzy. « C’est une option qui n’est pas du tout improbable » a confirmé une source dans le haut management du géant énergétique national. « Sonatrach créerait une filiale dans les télécoms ou elle a déjà un savoir faire en interne, et selon le montant de la transaction pourrait s’emparer de la majorité de Djezzy ». Détail assassin : « en 2002, lorsque Naguib Sawiris a remporté la seconde licence GSM en Algérie, il était à la recherche d’un puissant partenaire local dans le tour de table de sa filiale algérienne. Sonatrach était prête à en être. Ce sont les autorités algériennes qui ont refusé », exigeant un investissement quasi totalement étranger, révèle Farid Bourennani qui était proche du montage financier de OTA à cette époque. Aujourd’hui, l’Etat algérien va acheter et expatrier au prix fort du capital qu’elle aurait pu valoriser pour presque rien en mise de départ, il y’a dix ans. Ce n’est pas la dernière des incohérences dans cette chaotique affaire Djezzy.

Source : Maghreb Émergent au 31/01/2012

Djoudi à propos du nouveau code des marchés publics

...... Interrogé sur le déroulement des négociations sur l'évaluation de Djezzy, il a affirmé que " la phase d'évaluation est en voie de se terminer ". Il a indiqué que le pacte des actionnaires, qui sera signé une fois l'évaluation achevée, définit " comment on va gérer la société, la politique d'investissement, celle de distribution de dividendes, le management ainsi que la composante du conseil d'administration et ses pouvoirs". Quant au représentant de la partie algérienne, "ça peut être une entreprise publique, une société d'investissement où l'Etat directement ", a-t-il précisé en indiquant que l'option définitive " n'a pas encore été affichée par le Gouvernement algérien ". Réaffirmant son "souhait" de voir le contrat de cession de Djezzy signé durant le trimestre en cours, il a écarté toute possibilité de revente d'OTA à un opérateur privé algérien. "Nous n'allons pas acheter pour vendre. Le capital de Djezzy sera public et sa gestion sera confiée à une entité publique", a-t-il tranché. Vimpelcom, propriétaire majoritaire de Djezzy, avait accepté de vendre au moins 51 % du capital de sa filiale à l'Etat algérien.

Source : Quotidien El Moudjahid du 31/01/2012

La téléphonie mobile sauve la mise

Les trois opérateurs de la téléphonie mobile comptabilisent 32,7 millions d’abonnés. L’Algérie enregistre plus de 4 millions d’internautes.

Le marché national des télécommunications est en permanente croissance. En 2011, son chiffre d’affaires global a atteint 5,5 milliards de dollars, alors qu’il était de 4,7 milliards de dollars en 2010. Ce chiffre d’affaires englobe l’ensemble des opérateurs intervenant dans le secteur des TIC, à savoir la téléphonie mobile et fixe, ainsi que les fournisseurs d’accès à l’Internet (FAI). Cette croissance a été possible grâce, notamment, au développement de la téléphonie mobile et, dans une moindre mesure, de l’Internet. La téléphonie fixe reste le monopole de l’opérateur historique, Algérie Télécom, avec 3,07 millions d’abonnés et une télédensité de 9%.

La téléphonie mobile est partagée entre 3 opérateurs (Mobilis, Djezzy et Nedjma) avec 32,7 millions d’abonnés et une télédensité de 90,3%. Il y a 4,1 millions d’utilisateurs de l’Internet, 830 000 abonnés à l’ADSL pour 1,8 million d’accès.
Signalons l’existence de quelques sites marchands, mais pas de paiement en ligne. Selon des estimations, 10% des paiements se font par carte bancaire. De nombreuses PME n’utilisant pas les TIC sont davantage préoccupées par le fonctionnement quotidien de l’entreprise que par des transformations qui nécessitent un investissement important, qui apparaissent complexes et non génératrices de gains visibles et immédiats.

Le nombre d’internautes est en constante augmentation en Algérie, mais le contenu algérien sur le Net reste aussi faible qu’avant. Les établissements gouvernementaux sont quasiment absents de la Toile ou présents avec des sites sans mise à jour et du contenu statique sans intérêt pour l’internaute.

Le foisonnement possible de contenus partagés, même non régis par une quelconque régulation, laisse souvent présager un état de conscience collectif, utile au développement d’un environnement propice à une société de l’information. Le grand public ne se rue pas sur les contenus en ligne si le contexte institutionnel, infrastructurel et économique ne s’y prête pas. L’environnement technologique de l’Algérie ne peut se développer que si le grand public est consommateur. Sur le plan de la culture technologique, l’engouement collectif pour les nouvelles technologies de l’information est un des garants de l’éclosion de ces derniers dans le pays. Il ne semble pas parvenir encore à instaurer une réelle politique des TIC.

Il suffit de porter un regard sur les budgets insignifiants réservés aux TIC. Il est souvent fait confusion entre projets et e-algérie. Cette dernière, au lieu d’être partie intégrante du processus de pilotage du pays, et donc de sa stratégie globale, est souvent considérée comme un secteur à part, à développer presque indépendamment des autres secteurs.
Le pari est bien évidemment très loin d’être gagné si l’on ne se donne pas le temps d’asseoir la vision dont notre pays a besoin. Cette vision devrait être calculée, mesurée, objective et cohérente, planifiée, rétro-corrective, et surtout pas précipitée.

Source : Quotidien El Watan du 31/01/2012

lundi 30 janvier 2012

Rachat de Sony Ericsson validé par Bruxelles

Une page se tourne dans l’industrie des nouvelles technologies, Bruxelles vient de donner son accord au rachat de Sony Ericsson par Sony qui devient désormais l’unique propriétaire de la société.

1,05 milliard d’euros, c’est le montant qu’a déboursé le groupe Sony pour rapatrier Sony Ericsson ainsi que cinq familles de brevets dans son écosystème. L’acquisition signe ainsi la fin de la marque Sony Ericsson qui n’a eu de cesse d’accuser des pertes sur le secteur ultra concurrentiel des smartphones ces dernières années.

En effet, l’ex joint-venture n’aura réussi à vendre que 34.4 millions d’unités toutes catégories confondues (smartphones et feature phones) sur toute l’année 2011, en baisse de 20% par rapport à l’année précédente ou elle était parvenue à écouler 43.1 millions d’unités.

Sony ambitionne désormais de faire converger ses différents appareils (Télévisions connectées, consoles, tablettes, smartphones) avec ses services et divisions phares (Sony BMG, Playstation Network, Sony Entertainment Network) au sein d’une dynamique de complémentarité.

Conséquemment, la société s’apprête à sortir pas moins de douze modèles de smartphone Android d’ici le mois de septembre allant de l’entrée de gamme (146 euros) au haut de gamme (562 euros).

Pendant ce temps, les concurrents changent de stratégie et souhaitent se concentrer sur un nombre plus limité de références et un meilleur suivi.

Source : Journal Du Geek au 30/01/2012

Tunisie : L’Appel d’Offres (AO) pour une licence Fixe et 3G, lancé en février prochain avec des conditions régionales

Nous apprenons, de sources très bien informées et proches du dossier, que l’Appel d’Offres (AO) international pour la 3ème licence téléphonique en Tunisie, pourrait être lancé, dès février prochain. La licence à accorder, devrait aussi être pour la téléphonie fixe et la téléphonie mobile 3G.

Cet AO intervient après une demande, plusieurs fois répétée et plusieurs fois refusée, faite par le second opérateur GSM de la place Tunisiana d’accéder au 3G au nom de la parité dans la concurrence entre les 3 opérateurs, Tunisie Télécom, Orange et Tunisiana. Une procédure maintenant considérée comme erronée. Il intervient aussi après l’accession de Tunisie Télécom à la 3G sans passer par l’AO, mais sur un marché de gré à gré, Etat tunisien-TT, fait au motif que la 3G n’était qu’une extension de la 2G.

Il intervient, en dernier lieu, après qu’une étude a été faite par un bureau étranger sur demande de l’INT (Instance Nationale des Télécommunications), sur l’opportunité d’un tel appel d’offres et la capacité du marché à créer le besoin et à l’absorber pour garantir sa rentabilité pour l’opérateur qui remportera l’appel d’offres. C’est suite aux recommandations de cette étude que la décision a été prise de lancer la 3ème licence 3G.

Cette nouvelle licence, que l’ancien ministère des Finances a estimée dans la présentation de la loi de Finance 2011 à un minimum de 100 MDT, aura cette fois une particularité, affirment nos sources. Elle inter-réagit avec la situation politique en Tunisie. L’une des plus importantes conditions qui y sera mise, à côté des conditions technique et financière, sera celle de la capacité du candidat à éviter l’approfondissement de la fracture numérique et à garantir une couverture régionale et de qualité, dans les régions déshéritées, plus spécialement et dans les délais les plus serrés. Une condition qui sera bien notée.

Cet appel d’offres pour une 3ème licence 3G et fixe, sera ouvert à toutes les candidatures de tous les pays, voisins et d’ailleurs. Il n’en profitera pas moins à l’actuel et unique opérateur qui ne dispose pas toujours de la 3G, Tunisiana. Selon les professionnels du secteur, le premier opérateur privé tunisien en téléphonie mobile dispose, en effet, de plusieurs atouts qui pourraient le privilégier dans cet appel d’offres.

Le premier atout sera indubitablement l’infrastructure de base dont dispose déjà Tunisiana et le taux de couverture qui touche désormais toutes les régions de la Tunisie. Dans son dernier rapport (l’année 2010) à propos de la qualité des services de Tunisiana, l’INT indique que «l’indice d’accessibilité au réseau de Tunisiana, qui est de 95 %, reste encore loin des 98 % demandés. Ce taux est revenu, sur les routes du pays, de 96 % en 2009 à 93 %, en 2010».

Le second atout sera certainement l’importante base de données clients dont dispose déjà Tunisie Télécom. Selon le dernier rapport de l’INT, Tunisiana avait 53 % du marché de la téléphonie mobile en Tunisie. A fin octobre 2011, Tunisiana comptait plus de 6,4 millions d’abonnés contre 4,3 millions pour Tunisie Télécom et presqu’un million pour Orange. Cette domination du marché du Mobile par Tunisiana et l’importante rentabilité dont elle tire, suppose une parfaite maîtrise de ce marché et lui donne plus de chances pour remporter la 3ème licence.

Pour le marché de la 3G, il faut préciser que Tunisie Télécom avait alors payé sa 3G à 80 millions USD ou 116 MDT au prix du Dollar à l’époque. A fin octobre 2011, l’opérateur public n’arrive cependant pas encore, selon nos informations, à rattraper son retard, par rapport à Orange, dans ce segment de la 3G. A cette date, le marché de la 3G comptait en effet, 192 mille 676 lignes entre les seules mains d’Orange Tunisie. A cela et toujours uniquement chez Orange Tunisie, il faudra ajouter les 15.614 clients en lignes fixes par la 3G.

Face à cette licence, Tunisiana a cependant aussi de sérieux défis à relever. Le plus important, selon les professionnels, sera ce qui est appelé dans le jargon des télécom, le «back-hauling» ou l’action de collecter et de ramener le trafic vers son réseau et ce qui lui demandera nécessairement une action de redimensionnement de son propre réseau. Gageons cependant qu’elle y arrivera.

Source : African Manager au 30/01/2012

dimanche 29 janvier 2012

Les TIC dans une boule de cristal

Le secteur des TIC en Algérie commence cette année très lentement à l’image du débit d’Internet. On a l’impression que dans la tête de nos décideurs, « rien ne presse ! ». Il y a apparemment d’autres urgences. Certains tentent quand même de sortir de cette situation. Le Salon international de l’informatique, de la bureautique et de la communication (Sicom), organisé à la Safex, cherche une identité. Durant des années, il a été organisé régulièrement mais n’a attiré en fin de compte que par la vente de matériels informatiques. Les exposants veulent une meilleure visibilité et rêvent d’un salon professionnel qui pose les véritables problématiques de l’heure. Et cette année, ce n’est pas les thèmes qui manquent : la 3G est-elle réalisable en 2012 ? Algérie Télécom est-elle réellement l’opérateur des opérateurs ? Le haut débit est-il une réalité ou un simple discours ministériel ? En réunissant récemment ses partenaires, la société Mira, organisatrice du salon avec la Safex, a promis de donner à cet événement une autre dimension, de lui ajouter un supplément d’âme. Au-delà de ces louables intentions, il faut lancer un débat de fond sur les foires et salons IT en Algérie. Yen a-t-il suffisamment ? Tous se valent-ils ? Alger mérite au moins un grand événement fédérateur. Les partenaires du Sicom ont voulu plus de communication autour du salon mais dans ce cas, il faut qu’ils soient prêts à casser la tirelire. Selon eux, la baisse de fréquentation enregistrée l’année dernière par exemple est due au manque de publicité dans les journaux et presse spécialisée. Ils considèrent les salons comme « de véritables accélérateurs d’échanges » et non comme une exhibition dans des stands. Ils estiment que le retour sur investissement doit être suffisant et que ce média répond davantage aux besoins des professionnels du secteur. Dans un autre registre et prenant tout le monde à contre-pied, Nouar Harzallah, président-directeur général de l’Eepad, a annoncé dans une conférence de presse le retour de la société après 27 mois d’absence. On la croyait reléguée aux calendes grecques, engloutie par le «litige commercial avec Algérie Télécom ». Or, elle refait surface avec des produits que chacun appréciera à sa manière. Harzallah veut apparemment tourner la page mais non la déchirer. La zone de turbulences qu’il a traversée l’a profondément marqué mais au lieu de toucher le fond, il a préféré surfer sur la vague comme un sportif de haut niveau. Le retour de l’Eepad est-il une bonne nouvelle ? Chacun se retranche dans son camp. Pour les uns, il n’est pas bon qu’Algérie Télécom reste seul sur le marché. Il lui faut de la concurrence pour la bousculer et l’inciter à améliorer ses prestations. Pour d’autres, l’Eepad ne fera pas le poids et va tenter juste de s’assurer une petite part de marché. Dans un entretien à un quotidien électronique, Moussa Benhamadi, ministre des PTIC, nous fait rêver. Il nous parle de paiement électronique, de services de réseau mobile virtuel (MVNO) et de dégroupage de la boucle locale d’Algérie Télécom mais il faudra attendre la promulgation d’une nouvelle loi pour en bénéficier. La loi 2000-03 est ainsi dépassée. Et la 3G dans tout ça ? Tant de fois annoncée, elle risque de ne pas voir le jour cette année sauf miracle ! L’Algérie sera gagnée par la fièvre de la campagne électorale des législatives dans un premier temps. Ensuite, il y aura le scrutin au printemps. Le gouvernement risque de changer au regard des résultats. Ce sera le temps des consultations en coulisses et des remaniements…La saison estivale va vite planter son décor et le ramadhan annoncera son hilal. Après l’Aïd, c’est la grande rentrée (des classes, politique, sociale) et nous voici proche de la fin de 2012. Signalons quand même le silence des opérateurs de téléphonie mobile sur ce sujet. Si Djezzy a des circonstances atténuantes car elle attend son propriétaire définitif, Mobilis semble attendre les instructions d’en haut et Nedjma consulte sa boule de cristal pour voir si les étoiles sont de son côté. Donc, chacun attend son heure pour abattre ses cartes tout en espérant tirer profit de ces contretemps…

Source : Hebdomadaire ITMag au 29/01/2012

samedi 28 janvier 2012

Djeezy aurait été valorisé à 4 milliards de dollars selon des analystes russes

Une fin est en vue pour la longue saga de l’offre du gouvernement algérien pour acquérir l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy mis en place par l’égyptien Orascom Telecom, après l’annonce des principaux partis impliqués, un accord a été accepté. Orascom Telecom est désormais détenue en majorité par Vimpelcom Russie, à la suite d’une OPA au début 2011. La firme basée à Moscou et le ministère algérien des Finances avaient déclaré qu’ils avaient signé un mémorandum d’entente au début de Janvier pour la vente d’une participation majoritaire dans Orascom Télécom Algérie à l’Etat.

Des analystes en Russie ont évalué la transaction sur la base d’une valorisation d’environ 4 milliards de dollars américains, ce qui est à peu près à mi-chemin entre les chiffres mentionnés plus tôt dans le conflit (autour de 2 milliards de dollars du côté algérien et 7 milliards de dollars de Vimpelcom).

Source : Algérie Focus au 28/01/2012

Ahmed Hamoui, expert en télécoms, recommande une refondation de l'utilisation du spectre des fréquences

Nedjma s'investit dans la spécialisation des journalistes algériens.

Watanya Telecom Algérie (WTA), une entreprise citoyenne, s'est investie dans la formation et la spécialisation des journalistes algériens, depuis la création en 2006, de son club de presse. Ainsi des cycles périodiques de conférences sont organisés par des experts dans notamment les secteurs des nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC), des multimédias, de la communication et des télécommunications, à l'institut supérieur de formation des cadres de Birkhadem (Alger). Pas moins de 33 sessions de formation de haute facture ont été dispensées à ce jour par Nedjma à Alger et quatre autres sessions dans les régions au profit des correspondants locaux qui se maîtrisent ainsi les mécanismes de fonctionnement et de gestion de ces nouvelles technologies de l'information et de la communication. Ce qui contribue par ricochet à une bonne transmission de l'information au profit des lecteurs. Pour la 33éme session, premier cycle de formation de l'année 2012, organisé jeudi, c'est M Ahmed Hamoui, expert en télécommunications qui a présenté une communication sur le thème récurrent " les améliorations indispensables dans l'utilisation du spectre des fréquences ". Plus de 10 ans après l'ouverture du secteur des télécoms à la concurrence et en particulier le lancement du premier réseau de téléphone mobile par un operateur privé, suivi par un second en 2004, WTA en l'occurrence, l'expert s'est interrogé sur les grands constats possibles à faire. On peut certes être satisfait, dit-il, de prime abord, par le développement considérable des 3 réseaux de la téléphonie mobile existants avec notamment une densité de plus de 92%, une infrastructure de plus 15.000 stations radioélectriques (BTS et stations de transmissions), un chiffre global supérieur à 3 millions de dollars, la création de plus de 10.000 emplois directs et plus de 100.000 autres emplois indirects et la formation de 2000 cadres supérieurs dans le domaine technique, managérial et en marketing ainsi que les possibilités d'ouverture de nouveaux services, en plus de la voix et data, tels que le M.payment et la géolocalisation. M Hamoui a insisté sur les mesures que les autorités nationales devraient mettre en œuvre pour renforcer, dit-il, les réseaux de la téléphonie mobile actuels et améliorer leurs capacités pour la prise en charge de nouveaux services et notamment une baisse des tarifs, a-t-il ajouté, mettant en évidence l'accès et l'utilisation des fréquences radioélectriques. Pour l'instant les operateurs utilisent deux types de fréquences qui sont assignées directement, explique-t-il, par la licence octroyée à l'opérateur. " Ainsi dans la bande des 900 Mhz, à chaque opérateur, 40 canaux de 200KHz de largeur ont été assignés, soit une bande de 8 MHz " explique-t-il l'accès, ajoutant qu'il n'existe pas dans cette bande de possibilité d'extensions. Chaque operateur s'acquitte d'une redevance annuelle de 10 millions de DA pour chaque assignation obtenue dans ces deux bandes. En tenant compte seulement des 70 canaux assignés à chaque opérateur, au moment de l'octroi de la licence, les trois opérateurs ont dû payer à l'ARPT , prés de 20 milliards de DA à ce jour. " Le moins que l'on puisse dire c'est que la location des canaux GSM en Algérie est très chère et il serait juste, plus de 10 ans aprés l'octroi de la 1ére licence, de revoir à la baisse le montant de cette redevance " estime l'expert. Il s'agit en fait de permettre à l'operateur d'agir à son tour pour la baisse des tarifs en faveur de ses abonnés. M Hamoui a noté que l'operateur qui est obligé d'utiliser des systèmes radioélectriques en raison, dit-il, de l'absence de systèmes à fibre optique, est ainsi contraint de s'acquitter de cette forte redevance annuelle d'assignation de fréquences. Revenant sur l'utilisation des bandes de fréquences appropriées, le conférencier a souligné le choix de l'équipementier (fabricant du système) qui correspond aussi, dans les pays développés, aux besoins de l'operateur et à la disponibilité des sous-bandes de fréquences. " Dans les pays en développement la situation peut être plus en complexe et les bandes fréquences de l'équipementier risquent d'être indisponibles sur l'ensemble ou une partie du territoire ; ce qui oblige l'operateur à satisfaire les besoins avec d'autres systèmes utilisant d'autres bandes de fréquences qui ne sont pas tout à fait appropriées " fait-il savoir.

Selon lui, cette situation résulte d'une mauvaise gestion du spectre des fréquences héritées par l'institution concernée qui ne dispose pas, poursuit-il dans son analyse, d'un programme de refondation de l'utilisation du spectre des fréquences, adossé à l'évolution, d'une part des décisions de l'Union Internationale, des Télécoms (UIT) et aux recherches / développement des équipementiers, d'autre part. L'élaboration d'un tel programme exige une veille technologique sérieuse au niveau notamment des institutions chargées de la gestion du spectre des fréquences radioélectriques, recommande Ahmed Hamoui.


Source : Quotidien Le Maghreb au 28/01/2012

vendredi 27 janvier 2012

Pour Benhamadi, la seule option d’Eepad est de payer ses dettes

Le ministre algérien de la Poste et des TIC, Moussa Benhamadi, a mis fin aux spéculations sur les options possibles, acquisition ou partenariat, pour régler le litige financier qui existe entre Algérie Télécom et l’opérateur privé Eepad. La seule option laissée à ce dernier est de payer ses dettes.

Rien n’est réglé entre l’opérateur Eepad et le groupe Algérie Télécom (AT) a indiqué jeudi, le ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, M. Moussa Benhamadi qui a souligné que le contentieux financier entre les deux parties est toujours posé. Il revient à Eepad de payer ses dettes, a indiqué le ministre. Dans des déclarations passés, le ministre avait estimé à 3,8 milliards de dinars la dette de l’opérateur, mais une décision de justice, rendue le 26 décembre dernier à arrêté à 2,2 milliards de dinars la dette commerciale de l’opérateur ADSL vis-à-vis d’Algérie Télécom. Le ministre qui est DH d’Algérie Télécom au moment où le conflit commercial a atteint le point de rupture en 2009 était favorable au rachat d’Eepad par Algérie Télécom mais le Conseil d’Administration du groupe public avait rejeté cette option. Le propos du ministre de la poste et des Tic sur le fait que rien n’est réglé sur le litige financier va à l’encontre des spéculations sur un prochain retour d’Eepad en tant qu’opérateur Internet. En rappelant qu’Eepad devra payer ses dettes, il laisse entendre qu’il s’agit de la seule option offerte. Nouar Harzallah, le PDG d’Eepad a souhaité que litige financier soit réglé sous la forme d’un partenariat public-privé (PPP) rejetant l’option d’une acquisition pure et simple. « J’ai toujours défendu le PPP dans le TIC. Il est possible de faire beaucoup de choses ensemble, d’exporter des services. Il faut savoir que le MSAN que déploie en ce moment AT est techniquement compatible avec nos plateformes et que nous avons un réseau local qui offre la triple play avec la solution MSAN » a-t-il déclaré récemment à Maghreb Emergent. Pour rappel, le litige entre AT et Eepad remonte à 2009. Le ministère de la Poste et des TIC avait ordonné au groupe public de recouvrir toutes les créances dues auprès des fournisseurs de service internet dont Eepad.

Source : Maghreb Émergent au 27/01/2012

Benhamadi : le secteur vise à porter le taux d’abonnement au réseau Internet à 50% à l’horizon 2014

Le ministre de la Poste et des technologies de l’information et de la communication, Moussa Benhamadi a affirmé jeudi que son secteur vise à porter le taux d’abonnement au réseau Internet de 20 à 50% à l’horizon 2014.

En réponse à une question orale sur "les mesures à prendre pour l’amélioration des prestations Internet" posée par un député lors d’une séance plénière de l’assemblée populaire nationale (APN) le ministre a estimé que le taux des prestations Internet "demeure encore modeste" précisant que tous les efforts déployés jusqu’à présent ont été en deçà des attentes et que des actions sont entreprises pour rattraper les retards.

Parallèlement, le ministre a tenu à souligner les efforts que l’Etat continue de déployer pour la généralisation de Internet à haut débit dans le Sud, les Hauts plateaux, les montagnes et dans les régions isolées.

Abordant les mesures prises pour améliorer et généraliser les prestations Internet et élever le taux des abonnés M. Benhamadi a évoqué l’opération de renforcement du réseau principal national vertical à travers l’établissement de réseaux locaux au niveau des wilayas.

Le ministre a mis l’accent sur la généralisation de Internet à une vitesse 2 mégabits et plus à titre gratuit à travers les lieux publics, les maisons de culture, les établissements scolaires (lycées, collèges), et ce, à la charge du ministère via le fonds de financement des utilisateurs des technologies de l’information et de la communication. Et pour atteindre ce but, a poursuivi le ministre, une procédure est en cours pour promouvoir la large bande des réseaux de télécommunications. Des dispositions seront également prises pour sécuriser les réseaux, a-t-il souligné.

Le téléphone portable de 3e génération (3G) sera introduit au plus tard avant la fin du 1er semestre 2012 afin de développer le réseau de connexion Internet à haut débit, a annoncé le ministre, indiquant que le programme de généralisation des technologies de l’information et de la communication, y compris Internet à haut débit, demeure l’une des priorités nationales.

A ce propos, M. Benhamadi a rappelé la réunion du Conseil des ministres tenue en décembre 2011 au cours de laquelle a été arrêté un plan national de haut débit inscrit dans le cadre de la stratégie nationale "e-Algérie", rappelant que l’introduction de Internet à haut débit est une opération récente qui a débuté en 2005 en se basant sur un type de technologie nouvelle et dont le nombre des utilisateurs était réduit en 2006 puis a augmenté vers la fin 2011 pour atteindre 8 millions d’utilisateurs, soit 20 pc de la population.

"Au niveau régional, nous sommes en cours de réalisation d’une ligne de fibres optiques reliant Alger à Abuja (Nigeria) , en passant par des villes de l’intérieur et du Sud du pays.

Source : Algérie Presse Service (APS) au 27/01/2012

jeudi 26 janvier 2012

Le projet de création d’une banque postale prêt dans trois ans

Le ministre de la Poste, des technologies de l’information et de la communication, M. Moussa Benhamadi, a annoncé jeudi à Alger que l’examen du projet de création d’une banque postale sera lancé durant l’année en cours et sera fin prêt dans trois ans.

Source : Algérie Presse Service (APS) au 26/01/2012

Le litige financier entre l’opérateur privé l’EEPAD et Algérie Télécom "n’est pas réglé"

Le litige financier opposant l’opérateur privé des services internet (EEPAD) et le groupe Algérie Télécom (AT) «n’est pas encore réglé», a affirmé hier à Alger, le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Moussa Benhamadi. «Il n’y a pas de nouveau dans le différend entre EEPAD et AT. A cet opérateur de payer ses dettes», a précisé le ministre dans une déclaration à la presse en marge de la séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales. Le litige financier opposant l’EEPAD à AT réside dans une dette cumulée de cet établissement envers AT s’élevant à «plus de 4 milliards de dinars», a indiqué M. Benhamadi dans des déclarations précédentes. Le litige opposant ces deux entreprises avait éclaté en mai 2009 lorsque le ministère de la Poste et des TIC a instruit AT de recouvrer l’ensemble de ses créances notamment envers les fournisseurs d’accès internet, dont l’EEPAD.

Source : Algérie Presse Service (APS) au 26/01/2012